Chers amis, nous souhaitons tous être des individus mentalement libres, mais vous êtes-vous déjà demandé quels changements ceux qui s'efforcent aujourd'hui de développer les interfaces cerveau-machine voudront apporter par la suite aux cortex neuronaux du cerveau, ou encore dans quel but les travaux de Freud sur le subconscient ont été initiés et pourquoi ils ont pris fin ? Prenons des exemples issus de différents domaines : par exemple, ce que tentent de faire les ingénieurs informaticiens d'aujourd'hui n'est-il pas de concevoir des robots qui prennent des décisions comme les humains, qui font des choix fondés sur des calculs de mathématiques discrètes — c'est-à-dire qui se comportent d'une certaine manière comme des êtres humains —, de leur attribuer un lieu et de le coloniser ? Et ce faisant, n'ont-ils pas pour objectif d'envoyer autant de ces robots que nous le souhaitons sur Mars afin d'être les premiers à y découvrir la vie ? En réalité, le point de départ de tout cela n'est-il pas le développement des interfaces cerveau-machine à un niveau capable de comprendre la pensée, comme je l'ai suggéré au début de mes propos ? En somme, le fait que les gens tombent de plus en plus dans le tourbillon de l'unidisciplinarité et s'éloignent de la multidisciplinarité — comme je l'ai écrit dans un autre de mes articles — ne constitue-t-il pas le plus grand obstacle à cela ? Je suppose que ce que j'essaie d'expliquer par cette voie est devenu clair : « Les gens doivent s'affranchir de l'esprit à sens unique et savoir le maximum de ce qu'ils peuvent savoir, même si ce n'est pas tout. Faute de quoi, tous les objectifs finiront à la poubelle comme de simples gabarits sur du papier kraft grisâtre. » En espérant avoir été compris. Écrit par : Emre Pelit